Chercher « graver une médaille » sur un moteur de recherche renvoie presque toujours vers des bijoutiers-graveurs, avec un délai de quelques jours et un prix à la pièce pensé pour un bijou. Or la demande la plus fréquente n’a rien à voir : il s’agit de graver 200 médailles de finisher, 150 médailles de club ou 80 pièces commémoratives, avec un nom ou un temps différent sur chacune. Ce n’est pas le même métier. Dans notre usine de Huizhou, la gravure se fait sur la même ligne que la coulée, ce qui change à la fois le prix et le délai. Pour situer le contexte général, voir la page médailles personnalisées.
Trois méthodes, trois logiques
Le mot « gravure » recouvre en réalité trois procédés industriels distincts. La gravure laser retire de la matière, la tampographie dépose de l’encre, et le relief dans le moule forme le texte pendant la coulée. Aucun n’est supérieur aux autres : chacun répond à une contrainte différente.
| Critère | Gravure laser | Tampographie | Relief dans le moule |
|---|---|---|---|
| Largeur de trait minimale | 0,1 mm | 0,3 mm | 0,3 mm |
| Couleurs | 1 seule (teinte du métal) | jusqu’à 4 tons | 1 teinte + émail |
| Outillage nécessaire | aucun | aucun | oui, un moule acier |
| Modification unitaire | possible, pièce par pièce | non, par série | non, nouveau moule |
| Rentable à partir de | 1 pièce | 50 pièces | 100 pièces |
| Tenue dans le temps | durable | 3 à 5 ans selon usage | durable |
Ce tableau résout à lui seul la plupart des hésitations. Dès qu’un élément doit varier d’une pièce à l’autre — un nom, une place, un temps —, il faut un procédé sans outillage. Inversement, un élément identique sur 500 pièces gagne à être sculpté dans le moule, car il ne coûte alors plus rien à l’unité.
La gravure laser : la seule qui accepte le variable
Un faisceau laser retire la couche métallique supérieure et laisse apparaître la teinte de l’alliage sous-jacent. Sur nos alliages de zinc Zamak 3, 5 et 7, nous descendons à 0,1 mm de largeur de trait : de quoi graver un nom, une date ou un numéro de dossard en corps réduit.
L’intérêt principal tient à l’absence d’outillage. Sur une course de 800 finishers, chaque médaille peut porter un temps différent sans que cela n’ajoute un centime de moule. C’est la seule solution économiquement tenable pour une gravure nominative en série.
Une précision qui surprend souvent : la gravure laser ne produit pas de couleur. Elle crée un contraste en enlevant de la matière. Sur une finition dorée, la gravure apparaît gris argenté ; sur une finition nickel, elle apparaît mate. Si vous voulez un contraste franc, il faut ajouter une sous-couche colorée, ce qui constitue une seconde opération et représente un supplément.
La tampographie : la couleur en série
Ici, un tampon silicone transfère l’encre depuis une plaque gravée vers la médaille, avant cuisson à 100 °C. Nous imprimons jusqu’à quatre tons pleins, avec un rendu fidèle aux références Pantone.
La tampographie est la bonne réponse pour un logo multicolore, un drapeau, une bande sponsor ou un texte dégradé. Sa limite est double : elle ne descend pas sous 0,3 mm de largeur de trait, et elle n’atteint pas les reliefs marqués, car le tampon ne peut pas épouser chaque creux.
La tenue dépend du support. Sur une surface polie, comptez trois à cinq ans en usage normal. Sur une surface sablée, l’accroche mécanique est plus efficace et la durée de vie nettement plus longue. Pour une pièce manipulée tous les jours, un vernis de protection prolonge sensiblement la tenue.
Le relief dans le moule : durable, mais figé
Le motif est usiné directement dans le moule acier. Chaque médaille sort de la presse à 88 tonnes déjà porteuse de son relief, sans seconde couche qui pourrait se décoller. C’est le procédé le plus résistant.
Deux contraintes techniques encadrent le dessin. L’alliage est injecté à 385 °C, et le relief doit mesurer au moins 0,4 mm de hauteur pour que la matière remplisse correctement la cavité. L’épaisseur de paroi minimale de la pièce est de 2 mm. En dessous de ces valeurs, le trait bave ou la pièce se fragilise au niveau de l’anneau.
Le véritable frein est économique : le moule est dédié à un seul motif. C’est pourquoi nous fixons la quantité minimale à 100 pièces — non par refus des petites séries, mais parce qu’en dessous, l’amortissement du moule écrase le prix unitaire.
Ce que coûte réellement une gravure
Sur une série de 100 pièces et plus, la gravure laser se situe généralement dans une fourchette basse à l’unité, très inférieure à une prestation de bijouterie. La tampographie se situe dans la même zone, avec un léger supplément au-delà de trois tons. Le relief dans le moule, lui, n’est pas facturé à l’unité : son coût est intégré au moule, une fois pour toutes.
Trois facteurs font varier le prix : le nombre de caractères, le caractère fixe ou variable du texte — un même texte se grave en un seul réglage, un texte différent impose un repositionnement à chaque pièce — et la face gravée, recto, verso ou les deux.
À l’échelle d’une série, la gravure représente rarement le poste le plus lourd du devis. Le moule, la finition et l’émail pèsent davantage. Notre page gravure médaille détaille les trois procédés, et notre guide de design explique comment préparer les fichiers.
Où faire graver : les questions à poser
Avant de confier une série à un prestataire, deux questions suffisent à trier. Le graveur produit-il lui-même les médailles ? Un atelier qui coule, galvanise et grave sous le même toit maîtrise les tolérances, là où un intermédiaire ajoute un transport et un délai. Et quelle est la largeur de trait minimale garantie ? Notre limite est de 0,1 mm au laser sur alliage de zinc, contre 0,3 mm en relief dans le moule.
Questions fréquentes
Quel est le délai pour faire graver une série de médailles ?
La gravure intervient en fin de production. Sur une série de 500 pièces, elle occupe environ une journée d’atelier, à l’intérieur du délai global de production de 7 à 15 jours après validation de l’échantillon. L’échantillon physique, lui, demande 7 à 10 jours.
Peut-on graver une médaille déjà fabriquée ailleurs ?
C’est possible si la pièce est en alliage de zinc, en laiton ou en fer, et si la surface est plane ou faiblement bombée. Sur un relief marqué, la gravure laser reste la seule option.
La gravure laser tient-elle dans le temps ?
Oui, elle retire de la matière et ne s’efface pas. Elle peut en revanche se ternir visuellement si la finition sous-jacente s’oxyde, ce qui n’arrive pas avec une galvanoplastie complète en neuf étapes, dont 500 secondes de cuivrage alcalin.
Peut-on combiner plusieurs méthodes sur une même médaille ?
Oui, c’est le cas le plus courant. Une médaille de club typique associe un relief dans le moule pour l’écusson, un remplissage d’émail pour les couleurs, et une gravure laser pour le nom au verso.
Quelle hauteur de caractère faut-il prévoir ?
Comptez 1,5 mm minimum pour une lisibilité correcte en gravure laser. En relief dans le moule, la limite pratique est plus haute, autour de 0,4 mm de hauteur de relief et 0,3 mm de largeur de trait.
Faut-il un fichier vectoriel pour un logo ?
C’est préférable. Un fichier .AI, .EPS ou .PDF évite toute approximation. Un PNG à partir de 300 dpi reste exploitable : nous le redessinons alors en vectoriel et vous le soumettons à validation avant l’usinage.
Vous préparez une série à graver et vous hésitez entre les trois méthodes ? Envoyez-nous votre texte ou votre fichier de données via la page de contact en précisant la quantité et la date de remise. Nous revenons vers vous sous 24 heures avec un rendu et un devis détaillé, sans engagement, à partir de 100 pièces par motif.



