Un organisateur de trail ne commande jamais « des médailles ». Il commande trois objets qui doivent se ressembler assez pour appartenir à la même course, et se distinguer assez pour que le finisher du 22 km ne reparte pas avec la médaille de l’ultra. C’est toute la difficulté du dossier, et c’est exactement ce qui sépare une commande de trail d’une commande de route. Nous fabriquons des médailles personnalisées dans notre propre fonderie à Huizhou depuis 2010, et une part croissante de nos dossiers français concerne des courses hors stade de 300 à 2 000 participants. Voici comment ces dossiers se construisent réellement : du nombre de références au choix du ruban, en passant par les défauts que nous voyons revenir et par la manière dont un trésorier d’association lit un devis.

Le trail français est un marché de petits lots, pas de gros volumes

Une course sur route se pense en masse : 8 000, 15 000 dossards, une seule distance, un seul modèle de médaille. Le trail fonctionne à l’inverse. Un événement typique, c’est 300 à 2 000 participants répartis sur deux ou trois formats, organisé par une association loi 1901, avec un président qui est aussi bénévole le jour de la course et qui range les cartons le lundi.

Cette structure a une conséquence industrielle immédiate : le lot est petit, mais il est fractionné. Une course de 900 dossards avec trois distances, c’est rarement 900 médailles identiques. C’est plutôt 400 / 350 / 150. Et si l’on veut que chaque format soit identifiable, cela veut dire trois références distinctes.

C’est là que la notion de quantité minimale devient décisive. Notre MOQ est de 100 pièces par modèle, pas par commande. Autrement dit, un organisateur qui commande 150 pièces pour le Découverte, 250 pour le Trail et 120 pour l’Ultra travaille avec trois références de 100 pièces minimum chacune — ce qui reste parfaitement dans le régime du petit lot, alors qu’un raisonnement « MOQ par commande » rendrait le projet impossible.

Nous produisons plus de 30 000 pièces par jour dans l’atelier, mais ce chiffre ne dit rien d’utile à un organisateur de trail. Ce qui compte pour lui, c’est qu’un lot de 900 pièces sur trois références trouve sa place dans un planning chargé sans être sacrifié, et que la même équipe suive le dossier du premier croquis jusqu’au carton d’expédition. C’est un sujet d’organisation, pas de capacité.

Une référence = un moule : la vraie unité de coût

Il faut être clair sur ce point, parce qu’il explique la moitié des arbitrages budgétaires d’un trail.

Chaque modèle de médaille implique un moule. Nous taillons ce moule dans de l’acier à moules, avec une finition de surface obtenue par électro-érosion — c’est elle qui donne le grain mat ou satiné caractéristique du fond de la médaille — puis nous le traitons thermiquement pour l’augmenter en dureté et tenir les séries. Ensuite seulement, la machine entre en jeu : une presse de 88 tonnes injecte l’alliage de zinc porté à 385 °C dans l’empreinte. Sur une médaille ronde, nous plaçons quatre entrées d’injection réparties uniformément sur le pourtour, de façon que le métal remplisse le cercle de manière symétrique et que les deux faces refroidissent ensemble.

Conséquence directe : passer de une à trois références ne triple pas le nombre de pièces, mais triple le nombre de moules. Et comme le moule est un coût fixe, plus le lot est petit, plus le moule pèse dans le prix unitaire. Un organisateur qui hésite entre « une médaille unique pour tout le monde » et « trois médailles par distance » ne compare donc pas deux prix au même kilo : il compare deux projets différents.

Ce que nous conseillons, dans la majorité des dossiers trail, c’est un compromis qui n’apparaît pas dans les tableaux comparatifs classiques : deux moules et trois finitions. Le Découverte et le Trail partagent le même gabarit et le même dessin, différenciés par le placage et le ruban ; l’Ultra reçoit son propre moule, plus grand, avec un relief plus marqué. On obtient une hiérarchie lisible pour deux tiers du coût d’outillage d’un projet à trois moules.

ApprocheRéférencesOutillageLisibilité à l’arrivéeRisque principal
Une médaille unique, rubans de couleurs différentes1 mouleMinimalFaible : la couleur du ruban disparaît sur les photos recadréesLe finisher ultra ne se sent pas distingué
Deux moules, trois finitions2 moulesMoyenBonne : gabarit + placage + ruban se lisent à 2 mNécessite de bien calibrer les teintes de placage
Trois moules, trois gabarits3 moulesÉlevéTrès bonne : hiérarchie évidente, y compris de dosBudget d’outillage à faire valider en AG
Trois matières (zinc, bois, acrylique)3 moules + 3 processÉlevéExcellente, très différencianteTrois chaînes de production à coordonner

Différencier par le placage, pas seulement par le ruban

L’erreur la plus fréquente que nous voyons dans les cahiers des charges : tout miser sur la couleur du ruban. Sur le papier, l’idée est séduisante — un seul moule, trois rubans, budget minimal. Sur le terrain, elle s’effondre pour trois raisons.

D’abord, les médailles arrivent en vrac dans des cartons, et les rubans se mélangent au moment du montage. Ensuite, le jour de la course, on remet les médailles à la chaîne, souvent dans la pénombre d’une tente ou sous la pluie, et personne ne vérifie la couleur du cordon. Enfin, et c’est décisif à l’époque des réseaux sociaux : sur une photo de finisher, le ruban est très souvent hors cadre ou caché par la main. Ce qui reste visible, c’est le disque métallique. La différenciation doit donc vivre sur la médaille elle-même.

Trois leviers, par ordre d’efficacité perçue :

  1. Le placage. Notre gamme couvre doré, nickel, cuivre rouge, or rose, chrome, nickel noir et platine, plus les séries antiques — bronze antique, étain antique, cuivre antique, noir mat — et les effets spéciaux comme l’arc-en-ciel sous vide ou le bi-couleur. Un Découverte en nickel, un Trail en bronze antique, un Ultra en doré : la hiérarchie se lit instantanément, y compris de loin.
  2. Le gabarit et l’épaisseur. 50 mm pour le premier format, 60 mm pour le deuxième, 70 mm pour l’ultra. Le poids fait le reste : une médaille plus lourde « sonne » plus sérieuse dans la main.
  3. Le niveau de relief. Un dessin en bas-relief fin pour le Découverte, un 3D plus profond pour l’Ultra, éventuellement avec des parties ajourées — le zinc se prête très bien au 3D et aux découpes, à condition de respecter une épaisseur de paroi minimale de 2 mm.

Attention toutefois à un point technique : changer de couleur de placage, ce n’est pas changer de peinture. Chaque teinte implique un bain et un passage distincts dans la ligne de galvanoplastie. Trois couleurs sur un même lot, c’est trois passages de finition, avec les manipulations et les contrôles que cela suppose. C’est faisable, c’est courant chez nous, mais cela doit apparaître dans le devis et dans le rétroplanning — pas être découvert trois semaines avant la course.

DistanceGabarit conseilléÉpaisseurPlacage typeÉmail / décorRuban
Découverte (10–25 km)50 mm2,5 mmNickel ou étain antiqueÉmail souple, 2 à 3 teintes860 mm × 20 mm, polyester
Trail (30–50 km)60 mm3 mmBronze antique ou cuivre antiqueÉmail souple + sablage sur le fond900 mm × 25 mm, transfert thermique
Ultra (80 km et +)70 mm3,5 à 4 mmDoré ou bi-couleurÉmail dur imitation ou émail + UV900 mm × 30 mm, sangle renforcée
Course nature / découverte famille45–50 mm2,5 mmDoré ou cuivre rougeÉmail souple, teintes vives800 mm × 20 mm, format enfant

Combien de médailles faut-il vraiment commander ?

C’est la question qui revient à chaque devis, et la réponse n’est pas « le nombre de dossards ». Le bon calcul part du nombre de finishers, pas du nombre d’inscrits, et il intègre quatre postes que les organisateurs oublient systématiquement.

La formule que nous appliquons avec les organisateurs :

(partants réels × taux de finition du format) + bénévoles + invités et partenaires + réserve de sécurité

Le taux de finition varie énormément selon le format. Sur les dossiers trail que nous traitons, l’ordre de grandeur que nous observons — à recaler impérativement sur votre historique de course — se situe autour de 85 à 95 % sur un format découverte, 75 à 88 % sur un trail médian, et 55 à 75 % sur un ultra, où l’abandon est une composante normale de l’épreuve. Nous observons aussi une répartition d’inscriptions de l’ordre de 45 % sur le petit format, 40 % sur le format médian et 15 % sur l’ultra : c’est cette répartition, et non le total, qui détermine le nombre de références à ouvrir.

Deuxième observation issue de nos dossiers : la plupart des courses françaises que nous servons commandent moins de 500 pièces par référence, et un tiers d’entre elles descendent sous 200 pièces sur le format ultra. C’est exactement le segment pour lequel le MOQ de 100 pièces par modèle a été pensé.

FormatPart des inscriptions (ordre de grandeur observé)Taux de finition observéConséquence sur le tirage
Découverte~45 %85–95 %Tirage proche du nombre d’inscrits, marge faible
Trail médian~40 %75–88 %Prévoir 10 à 15 % de pièces au-delà des finishers attendus
Ultra~15 %55–75 %Tirage nettement inférieur aux inscriptions, mais réserve plus large
Bénévoles et signaleursHors dossards100 %Une médaille spécifique, souvent appréciée

La réserve de sécurité mérite d’être expliquée, parce qu’elle n’est pas du gaspillage. Il faut compter les médailles abîmées pendant le transport, celles qui tombent et dont le placage marque, les remises de prix supplémentaires, les journalistes locaux, l’élu qui vient couper le ruban, et le coureur qui termine hors délai mais qu’on ne veut pas humilier. Sur un lot de 900 pièces, une réserve de 5 % coûte peu et évite la situation la plus désagréable du métier : devoir expliquer à un finisher qu’il n’y a plus de médaille.

Un dernier point, contre-intuitif : nous déconseillons la médaille de participation remise au départ. Elle consomme du stock sur des coureurs qui n’iront pas au bout, elle brouille la valeur de la médaille finisher, et elle oblige à commander deux références là où une suffirait.

Le poids : ce que la densité décide à votre place

Le choix de la matière se fait rarement sur des critères rationnels. Il se fait sur une intuition — « le bronze, c’est plus sérieux » — alors qu’il devrait se faire sur une donnée mesurable : la masse que le finisher va porter autour du cou pendant les deux heures qui suivent l’arrivée, souvent avec les épaules déjà lourdes.

Notre alliage de zinc a une densité de 6,7 g/cm³. Le laiton monte à 8,9 g/cm³, le fer à 7,8 g/cm³, l’aluminium à 2,7 g/cm³. Ces chiffres permettent de calculer le poids avant même de lancer le moule, à partir du diamètre et de l’épaisseur — c’est un calcul que nous faisons systématiquement en amont, parce qu’il évite des surprises coûteuses.

DiamètreÉpaisseurVolumePoids calculé en alliage de zinc (6,7 g/cm³)
45 mm2,5 mm≈ 4,0 cm³≈ 27 g
50 mm2,5 mm≈ 4,9 cm³≈ 33 g
60 mm3 mm≈ 8,5 cm³≈ 57 g
70 mm3,5 mm≈ 13,5 cm³≈ 90 g
70 mm4 mm≈ 15,4 cm³≈ 103 g

Ce tableau explique une recommandation que nous répétons : au-delà de 90 g, on ne fabrique plus une médaille de trail, on fabrique un objet de vitrine. Pour un ultra, c’est parfois exactement ce que l’on veut — la lourdeur fait partie de la récompense, et le finisher la porte comme un trophée. Pour un découverte couru par des débutants et des enfants, une médaille de 100 g est un handicap : elle bascule, elle tire sur la nuque, elle finit dans la poche avant la photo.

Deux alternatives utiles quand le poids devient un problème. L’aluminium, à 2,7 g/cm³, divise la masse par plus de deux et accepte l’anodisation, ce qui ouvre une palette de teintes mates très actuelles. Et pour les courses nature à forte identité forestière, le bois offre une solution légère et cohérente avec le terrain — nous combinons d’ailleurs fréquemment une base bois et un médaillon métallique rapporté.

Les bords : le seul endroit où la médaille touche la peau

Une médaille de trail est portée dans des conditions que ne connaît pas une médaille de cérémonie : transpiration, pluie, boue, frottement contre un sac, parfois quelques heures de sommeil avec elle sur le torse. Trois détails de fabrication décident du confort réel.

Le chanfrein et le bord tombé. Un bord brut, c’est une arête qui coupe. Nous adoucissons systématiquement la périphérie, soit par un chanfrein net, soit par un bord tombé plus doux selon le style du dessin. Ce travail se fait à la finition, après le démoulage et l’ébavurage. Un bord mal rempli — parce que la pression d’injection était insuffisante et que les angles vifs ne se sont pas remplis — ne se rattrape pas : il reste une arête irrégulière, et c’est un motif de rebut.

L’épaisseur de paroi. La contrainte de base de la fonderie sous pression est claire : pas moins de 2 mm de paroi. En dessous, le métal n’a pas le temps de remplir l’empreinte avant de figer, et l’on obtient des manques. Sur une médaille, cela se traduit par un bord « mangé » d’un côté, souvent invisible sur la photo du BAT mais évident à la main.

Le point d’attache. C’est la zone de rupture la plus fréquente, et celle que les organisateurs regardent le moins. Un anneau soudé ou coulé trop fin casse au troisième jour de port. Nous privilégions les attaches larges, avec un passage d’anneau renforcé, et nous testons la résistance à la traction sur les séries.

Ultrasons ou couture : la question du ruban

Le ruban représente une part modeste du prix et une part énorme de l’expérience. Un ruban qui gratte, qui se détend ou dont la boucle glisse gâche une belle médaille.

Nos rubans en transfert thermique mesurent 860 à 900 mm de long pour 20 à 30 mm de large selon le format ; le format enfant descend à 800 × 20 mm. Nous proposons aussi du nylon, du satin, du cordon en cuir velours, de la corde cirée et de la chaînette à billes.

Reste la question de l’assemblage, qui revient dans presque chaque échange technique avec un organisateur attentif : ultrasons ou couture ?

CritèreSoudure par ultrasonsCouture (3 ou 4 plis, ou biseau)
PrincipeFusion des fibres par vibration, sans filAssemblage mécanique au fil
AspectLigne de soudure nette, légèrement brillanteCouture visible, rendu plus artisanal
Résistance à la tractionTrès bonne sur polyester et nylonTrès bonne, dépend du pli et du fil
Comportement dans le tempsPas de fil qui dépasse, pas de découtureRisque de fil tiré, réparable
Adapté aux tissusSynthétiques uniquementTous tissus, y compris satin et coton
Idéal pourVolumes importants, rubans techniques, trailPetites séries, rubans nobles, rendu haut de gamme

Sur une course de trail, notre recommandation par défaut est l’ultrasonique sur sangle polyester : pas de fil qui s’accroche aux branches, pas de couture qui lâche après une chute, et un rendu propre sur les photos. La couture garde l’avantage sur les rubans satin ou les projets où le geste artisanal fait partie du discours de l’épreuve. Le montage en quatre plis donne le ruban le plus rigide, le biseau le plus élégant, le trois plis le meilleur compromis coût/tenue.

Électrolyse : neuf étapes, et une couleur qui ne s’écaille pas

Le placage est la partie du processus où se joue la perception de qualité — et celle où se concentrent la majorité des défauts que nous voyons sur des médailles concurrentes.

Notre ligne compte neuf étapes : dégraissage, nettoyage aux ultrasons, cuivrage alcalin (environ 500 secondes), cuivrage acide (20 à 60 minutes selon la pièce), coloration par électrolyse, séchage au four tunnel à 100 °C pendant 40 minutes, pulvérisation d’un vernis de protection, puis décrochage. Chaque étape a sa fonction, et sauter la moindre d’entre elles se voit six mois plus tard, quand le placage cloque.

Ce que cela implique pour un organisateur : la couleur n’est pas un nuancier, c’est un passage en ligne. Dans l’ordre des coûts, l’électrolyse est la finition la plus chère, devant la peinture, elle-même devant l’électrophorèse. Choisir trois placages différents pour trois distances, c’est choisir trois passages. C’est légitime, mais il faut le savoir avant de comparer deux devis qui ne parlent pas de la même chose.

Pour un trail, les finitions antiques — bronze antique, étain antique, cuivre antique, noir mat — ont un avantage pratique considérable : elles vieillissent bien. Une médaille dorée qui prend un coup de caillou montre un point brillant au milieu d’une surface polie. Une médaille bronze antique qui prend le même coup garde une apparence cohérente, parce que le contraste entre le relief et le fond fait partie du dessin. Sur une course en montagne, c’est un argument qui compte.

Émail, UV, gravure laser : quel décor pour quel usage

Le décor est l’autre moitié du sujet. Quatre familles techniques, quatre logiques.

L’émail souple (Soft Enamel) permet des creux peu profonds, à partir de 0,3 mm, avec un rendu légèrement en relief au toucher. C’est la solution la plus répandue sur les médailles de trail : économique, colorée, lisible. Nous le déclinons en poudre glitter, en version phosphorescente — très efficace sur les ultras nocturnes, où la médaille se voit dans le noir — et en version sablée pour un fond mat qui accroche la lumière.

L’émail dur imitation (Imitation Hard Enamel) demande 0,5 mm : on remplit les creux de pâte colorée, on polit la surface jusqu’à ce qu’elle affleure, puis on passe en galvanoplastie. Le résultat est une surface parfaitement plane, très haut de gamme. C’est ce que nous conseillons pour la médaille ultra, celle qui sera photographiée en gros plan.

L’émail verre opaque (0,5 mm) et l’émail translucide (0,5 mm, avec un adhésif haute température au dos de la pièce) ouvrent des effets de profondeur impossibles à obtenir autrement.

L’impression UV couvre un autre besoin : elle accepte les dégradés, le quadrichromie et un relief 3D jusqu’à 7 mm. En contrepartie, l’alignement n’est pas d’une précision absolue et le rendu présente un léger grain — ce qui est parfait pour un paysage de crête, moins pour un logo de partenaire au trait fin. Pour un trait net, on préfère la sérigraphie (teintes plates, pas de dégradé, mais un repérage très précis), et pour du texte variable — nom du finisher, numéro de dossard, chrono — la gravure laser, qui fonctionne sur toutes les surfaces et reste l’option la plus souple pour les personnalisations individuelles.

Le séchage, enfin, n’est pas un détail : nous pratiquons une semi-cuisson à 60–70 °C pendant 60 à 90 minutes entre deux couches, puis une cuisson complète à 100 °C pendant 60 minutes. C’est ce protocole qui évite les coulures et les bulles.

Pour aller plus loin sur ce point précis, notre comparatif émail souple et émail dur détaille les écarts de rendu et de coût.

Les défauts qui reviennent, et ce qu’ils racontent

Un défaut de fabrication n’est jamais un accident. C’est un symptôme. Quand un organisateur nous envoie la photo d’une médaille défectueuse reçue ailleurs, nous pouvons presque toujours remonter à la cause en une phrase — et c’est souvent un réglage, pas une malchance.

Défaut observéCause en atelierCe que cela signifie pour vous
Fissure sur le listel ou en périphérieÉjecteurs trop peu nombreux ou mal répartisDémoulage sous contrainte, pièce fragilisée dès l’origine
Rides d’écoulement sur le fondMoule pas assez poli, pression insuffisante ou vitesse d’injection trop élevéeSurface ondulée, accroche la lumière et retient la boue
Porosité, points piqués dans le métalMauvais évent du moulePièce non étanche au placage, risque de cloque à terme
Angles vifs incomplètement remplisPression d’injection insuffisanteBords émoussés, arêtes coupantes irrégulières
Cloquage du placageNettoyage insuffisant avant galvanoplastieLe défaut apparaît des semaines après livraison, jamais avant
Traces de fluxBain mal agité, impuretés organiquesVoiles blanchâtres sur les creux, impossibles à polir
Impuretés dans l’émailAtelier de peinture trop poussiéreuxPoints noirs visibles à l’œil nu sur les aplats clairs
Bullage de l’émailPièce mal nettoyée ou air dans la peintureMicro-trous en surface, l’émail semble « piqué »
Coulures de peinturePeinture appliquée sur les deux côtés, épaisseur locale trop forteTraces sur le listel, rattrapage manuel systématique
Micro-piqûresAir comprimé humide ou diluant inadaptéDéfaut diffus, souvent sur toute une série

Ce tableau a une utilité pratique : il vous donne des questions à poser. Un fournisseur qui ne sait pas nommer la cause d’un cloquage de placage ne maîtrise pas sa ligne de galvanoplastie. Nous appliquons un contrôle qualité en trois étapes — sur la pièce brute, après finition, et avant emballage — avec un objectif de 100 % de conformité à la livraison, et nous documentons les écarts quand il y en a.

Le rétroplanning : la course se prépare en hiver

Le calendrier français du trail est brutal : l’essentiel des épreuves se concentre entre avril et octobre. Cela signifie que les décisions de médailles se prennent entre novembre et février, et que tout retard pris en janvier se paie en avril, quand l’atelier est saturé par les commandes de la saison.

JalonDélaiCe qui se joue
J-150 à J-120Validation du budget en assembléeNombre de références, matière, gabarit
J-120Brief créatif et devisChoix des placages, du décor, du ruban
J-115Maquette numériqueNous livrons un projet sous 24 h ouvrées
J-105 à J-95Échantillon physique7 à 10 jours, validation du rendu et du toucher
J-90Bon de commande et acompteLancement des moules et de la production
J-75Production7 à 15 jours ouvrés après validation
J-60Contrôle et emballageTri par référence, conditionnement par distance
J-45ExpéditionMarge de sécurité pour le dédouanement et la livraison

Nous ne promettons jamais moins de 7 à 15 jours ouvrés de production, et nous ne conseillons à personne de compter sur un « rush » pour rattraper un bon de commande signé en mars. La maquette, en revanche, est rapide : 24 heures ouvrées. C’est souvent ce qui débloque un dossier — pouvoir montrer un visuel crédible au bureau de l’association avant de voter le budget.

Devis, facture et association loi 1901 : ce que le trésorier attend

Un dossier trail est souvent porté par une association, et cela change la forme autant que le fond. Le trésorier ne cherche pas seulement un prix : il cherche une pièce justificative propre, cohérente avec un budget voté en assemblée générale.

Ce que nous fournissons systématiquement : un devis détaillé ligne par ligne et par référence, distinguant l’outillage, les pièces, les rubans, les attaches et l’emballage. Cette ventilation est ce qui permet au trésorier de rattacher la dépense à la bonne ligne budgétaire et de justifier l’écart éventuel entre le prévisionnel et le réel. Un devis global en une seule ligne est un devis qui sera renvoyé.

Côté paiement, nos conditions sont les suivantes : pour un nouveau client, 30 % à la commande et 70 % avant expédition ; pour les clients réguliers, des conditions Net 30 ou Net 60. Les factures sont émises avec les mentions habituelles et peuvent être libellées au nom de l’association avec son numéro SIRET. Nous exportons vers plus de 50 pays et travaillons avec des donneurs d’ordre soumis à des audits exigeants — notre atelier est certifié BSCI, ISO 9001, Sedex, et nous répondons aux référentiels Disney, Reach, RoHS, TUV Rheinland et USJ. Pour une association qui doit rassurer une collectivité ou un sponsor, ces éléments pèsent parfois plus lourd que le prix unitaire.

Un conseil de méthode, enfin : faites figurer dans le bon de commande la répartition des médailles par distance, pas seulement le total. C’est cette répartition qui pilote le conditionnement, et donc le jour de la course, la facilité à ouvrir le bon carton au bon moment.

Pour situer ces montants dans un budget d’épreuve, notre guide sur le prix d’une médaille personnalisée explique quels postes composent réellement un devis — étant entendu que le prix, chez nous comme ailleurs, dépend du volume et se communique uniquement sur devis, selon quantité.

Questions fréquentes

Peut-on commander trois modèles différents pour moins de 1 000 pièces au total ?

Oui. Notre minimum est de 100 pièces par modèle, et non par commande. Un dossier de 400 pièces sur le format découverte, 350 sur le trail et 150 sur l’ultra représente trois références de 100 pièces minimum chacune : il est parfaitement recevable. Ce qui change, c’est le poids de l’outillage dans le prix unitaire, puisque chaque référence suppose son propre moule.

Faut-il forcément un moule par distance ?

Non, et c’est même souvent un mauvais calcul. Deux moules et trois finitions suffisent à hiérarchiser trois distances : le gabarit et le placage font l’essentiel du travail de distinction. Le troisième moule n’a de sens que si l’ultra doit avoir un dessin réellement différent, par exemple une forme ajourée ou un relief spécifique.

Combien de temps avant la course faut-il lancer la commande ?

Comptez un minimum de deux mois entre le bon de commande signé et la livraison, et idéalement trois à quatre mois pour absorber les aléas. La production elle-même prend 7 à 15 jours ouvrés après validation, l’échantillon 7 à 10 jours, et la maquette 24 heures ouvrées. Le reste du délai, c’est la logistique, le dédouanement et les allers-retours de validation avec le bureau de l’association.

Peut-on changer uniquement la couleur du ruban entre les distances ?

C’est possible, et c’est la solution la moins chère — mais nous le déconseillons comme seul marqueur. Sur les photos, le ruban est souvent hors cadre ou masqué par la main, et lors de la remise les médailles se mélangent. Si le budget est contraint, mieux vaut garder un seul moule et jouer sur deux placages différents plutôt que sur trois rubans.

Quel placage résiste le mieux à la boue et à la pluie ?

Les finitions antiques — bronze antique, étain antique, cuivre antique, noir mat — sont les plus tolérantes, parce que leur contraste relief/fond masque les micro-rayures. Tous nos placages reçoivent un vernis de protection en fin de ligne, après séchage au four tunnel. Une médaille essuyée et séchée après la course conserve son aspect ; une médaille rangée humide dans un sac finit par marquer.

Peut-on graver le nom de chaque finisher sur sa médaille ?

Oui, par gravure laser. C’est la technique adaptée au contenu variable : elle fonctionne sur toutes les surfaces, ne nécessite pas de série minimum par nom, et se prête aussi bien au nom du coureur qu’à son numéro de dossard ou à son chrono. Il faut simplement prévoir la zone de gravure dans le dessin dès le départ, et anticiper le temps de manipulation supplémentaire dans le rétroplanning.

Vous préparez une édition et vous hésitez entre un et trois modèles ? Envoyez-nous le nombre de dossards par distance et la date de votre course : nous vous renvoyons sous 24 heures ouvrées une proposition de médailles de course avec les gabarits, les placages et les rubans adaptés à chaque format, chiffrée selon quantité et sur devis.