Un meeting indoor se joue d’abord sur un tableur. Dix-huit épreuves au programme, trois catégories engagées, trois places par podium : le responsable de section découvre en novembre qu’il doit réunir près de trois cents médailles, et qu’il lui reste six semaines avant le premier plateau. Chaque année, des clubs FFA nous appellent à ce moment précis, avec un fichier incomplet et une date de remise déjà imprimée sur l’affiche.

Nous sommes Badge Artisans, fabricant de médailles personnalisées installé à Huizhou, dans le Guangdong, depuis 2010. Nous coulons nos pièces dans notre propre fonderie depuis quinze ans, sur des presses de 88 tonnes, et nous expédions dans plus de 50 pays. L’athlétisme est le sport qui nous impose la gymnastique la plus intéressante : aucune autre discipline ne combine autant d’épreuves, autant de catégories d’âge et un calendrier aussi nettement coupé en deux.

L’athlétisme ne se récompense pas comme un sport collectif

Un match de football produit un résultat, donc un podium. Une journée d’athlétisme produit des dizaines de résultats, chacun avec son propre classement. Le 100 m haies cadettes et le disque minimes n’ont rien en commun sinon le stade, et pourtant les deux appellent une remise. Le volume ne se déduit donc pas du nombre de licenciés, mais du nombre de podiums.

La deuxième différence est la pyramide des catégories : école d’athlétisme, minimes, cadets, juniors, espoirs, seniors, masters. Chacune a son programme et ses championnats. Une médaille « du club » ne suffit donc pas : il faut une pièce qui identifie le club et un marquage qui identifie l’épreuve et la catégorie.

La troisième est le calendrier : l’indoor s’étale de janvier à mars, l’outdoor d’avril à octobre, et les dernières remises indoor tombent quand se préparent les interclubs. Un fabricant qui ne connaît pas ce rythme livre en retard, même avec une usine rapide. La médaille d’athlétisme est donc un objet de série : identique pour tous les troisièmes d’une épreuve, cohérent avec les autres épreuves du meeting, assez sobre pour ne pas vieillir quand le logo du club change. Notre catalogue de médailles sportives repose sur cette logique de gamme.

Combien de médailles prévoir pour un meeting ou un interclub

La question revient à chaque appel : « On est un petit club, il nous faut combien ? » Quatre étapes suffisent. Lister les épreuves par famille, relais compris. Multiplier par trois, pour les places. Compter les relais à part, car un podium récompense quatre athlètes. Ajouter 10 % de réserve pour les ex æquo, les encadrants et les pièces abîmées en transport.

Famille d’épreuvesÉpreuves typesMédailles pour 3 places
Sprint60, 100, 200, 400 m12
Haies60, 100 ou 110, 400 m9
Demi-fond800, 1 500, 3 000 m9
Fond5 000 m, 10 000 m6
Sautslongueur, hauteur, perche, triple saut12
Lancerspoids, disque, javelot, marteau12
Relais4 × 100 m, 4 × 400 m24
Total par catégorie18 à 20 épreuves84

Un meeting qui engage trois catégories — minimes, cadets, juniors — arrive à 252 médailles de podium avant même de parler de participation. Nous voyons le plus souvent 150 à 400 pièces pour un interclub ou un meeting régional. Un club qui organise sa journée tombe plutôt entre 60 et 120 pièces, juste au-dessus de notre minimum de 100 pièces par modèle.

Le piège classique est le relais : compté comme une épreuve individuelle, il fait décerner quatre médailles avec trois pièces en stock. Sur deux relais et trois catégories, l’écart atteint 18 pièces. Majorez la ligne de 30 % et gardez le solde pour la saison suivante.

Graver l’épreuve et dessiner la piste : ce que le moule accepte

Une médaille d’athlétisme porte trois informations : qui organise, quelle épreuve, quelle performance. Elles n’ont pas la même durée de vie, et c’est ce qui décide de leur place dans le processus.

Trois niveaux de texte

Le nom du club ou du meeting est stable : il a sa place dans le moule, en relief, avec le motif. L’épreuve reste identique pour toutes les pièces d’une série : elle peut être gravée dans le moule si vous commandez une référence par épreuve, ou marquée après coulée si vous regroupez tout sur un modèle. La performance, unique par athlète, ne peut être ajoutée qu’après fabrication.

Cette hiérarchie rend la commande économique : une matrice unique porte le blason et un cartouche vide ; après coulée, nous gravons l’épreuve, la catégorie, la place et la performance, sans multiplier les outillages.

Techniquement, la gravure bute sur une contrainte que nous rappelons systématiquement : la largeur de trait minimale est de 0,3 mm. En dessous, le métal ne remplit plus la matrice et les caractères se bouchent. Un texte gravé dans le moule doit rester dans cette limite, avec un espacement généreux. Pour une performance du type 12 s 84, nous préférons une ligne dédiée plutôt qu’un texte noyé dans un motif.

Deuxième contrainte : le texte a besoin de plat. Une inscription posée sur un relief se lit mal et s’use vite. Nous réservons donc, dès la maquette, une bande plane en bas du verso, sans motif ni émail.

Piste, starting-block, silhouettes

Nous coulons de l’alliage de zinc Zamak 3, 5 ou 7, qui fond à 385 °C, sur des presses de 88 tonnes. Cette combinaison autorise une épaisseur de paroi minimale de 2 mm, un relief minimal de 0,4 mm et une largeur de trait minimale de 0,3 mm. Ce sont les trois chiffres à garder en tête avant d’envoyer un fichier.

Une piste vue en perspective est un motif très demandé et très traître. Sur une pièce de 45 mm, huit couloirs laissent moins de 4 mm par couloir, et les séparations descendent vite sous le seuil de 0,3 mm : le résultat au moulage est une zone floue, pas une piste. Nous recommandons six couloirs et des séparations franches ; la version en anneau, vue de dessus, se lit encore mieux, parce que les virages deviennent des courbes.

Le starting-block est un excellent sujet, à condition d’accepter la stylisation : les rails, les dents et les réglages ne survivent pas à une réduction sous 0,3 mm. Nous gardons deux ou trois appuis et supprimons le détail mécanique. Même logique pour les silhouettes de coureur, de sauteur ou de lanceur : trois ou quatre masses, pas de doigts, pas de lacets, pas de plis de maillot.

Le blason du club

Les écussons de clubs d’athlétisme sont souvent des blasons complexes, avec des lettres entrelacées et une devise. Nous en proposons une lecture simplifiée : formes principales conservées, lettrage redessiné, détails secondaires supprimés. La maquette vous est envoyée sous 24 heures après réception du logo, ce qui permet de valider ce travail avant de lancer l’outillage. Si le meeting a son propre logo et le club le sien, les deux ne peuvent pas cohabiter au même niveau de détail : il faut choisir lequel occupe le centre et lequel devient un anneau périphérique.

Zinc moulé, laiton estampé, acrylique : quelle matière pour un podium

Nous coulons du métal, mais un acheteur compare souvent trois familles de produits : il est utile de dire ce que chacune permet.

CritèreZinc moulé (Zamak 3/5/7)Laiton estampéAcrylique
Densité6,7 g/cm³8,9 g/cm³Matière plastique, très légère
Relief3D, 0,4 mm minimum2D, embossage peu profondPlat ou gravé en surface
Finesse de trait0,3 mm minimumLimitée par l’outil d’estampageGravure laser, rendu différent
Poids d’un disque plein 50 mm × 3 mmenviron 39 genviron 52 gnettement inférieur
Usage typiqueMeetings, interclubs, clubsPièces d’honneur, éditions limitéesObjet promotionnel, budget serré

Un disque plein de 50 mm sur 3 mm représente 5,9 cm³, soit 39 g en zinc, 52 g en laiton, 46 g en fer et 16 g en aluminium. Le relief et les creux d’émail retirent ensuite de la matière, ce qui ramène une pièce de meeting à 30–40 g réels.

Le laiton estampé a un vrai prestige — plus dense, plus froid, plus « médaille ancienne » — mais il ne sait pas faire de relief profond et son outillage supporte mal les petites séries. Pour un meeting de 300 pièces, le zamak reste le meilleur compromis entre détail, poids et coût. Notre guide des matériaux de médaille compare les alliages un par un.

L’acrylique est léger et économique, mais il ne produit pas de relief métallique et ne donne pas la sensation d’un podium officiel. Nous ne le découpons pas : notre atelier est une fonderie. Si votre budget l’impose, mieux vaut le savoir avant de valider un dessin pensé pour le métal.

Émail souple ou émail dur : quelle finition pour un blason

Les couleurs d’un club sont généralement simples : deux teintes, parfois trois, souvent reprises du maillot. C’est une bonne nouvelle, car chaque couleur est appliquée séparément et allonge le cycle.

Nous distinguons deux familles. L’émail souple est déposé dans les creux sur environ 0,3 mm : il reste légèrement en retrait, ce qui donne un toucher en relief et un rendu classique. L’émail dur, dit imitation hard enamel, est rempli puis poncé à ras du métal sur environ 0,5 mm : la surface devient plane et les couleurs résistent mieux au temps.

CritèreÉmail soupleÉmail dur (imitation)
Profondeur d’applicationenviron 0,3 mmenviron 0,5 mm
SurfaceLégèrement en creuxPlane, à ras du métal
Cuisson60–70 °C pendant 60–90 min, ou 100 °C pendant 60 minmême cycle
TenueTrès bonneExcellente
RenduVivant, relief au toucherPremium, uniforme
Idéal pourGrandes séries de meetingÉcusson de club, pièce d’honneur

Une médaille de meeting portée une journée n’a pas besoin d’émail dur ; une médaille de club portée chaque semaine pendant quatre ans, si. C’est le seul critère qui compte vraiment, avant le prix.

La tenue de l’émail dépend aussi de la galvanoplastie qui la précède : notre ligne compte neuf étapes, dont un cuivre alcalin d’environ 500 secondes, puis un cuivre acide de 20 à 60 minutes selon l’épaisseur visée, avant un four tunnel à 100 °C pendant 40 minutes. C’est cette sous-couche qui empêche l’émail et le placage de peler. Le détail du procédé est décrit sur notre page de fabrication de médaille. Si vous hésitez entre les deux finitions, notre comparatif dédié émail souple et émail dur reprend les cas d’usage sport par sport.

Recto club, verso meeting : rubans, tailles et emballage

La demande la plus fréquente en interclub : « On veut le logo du club d’un côté et celui du meeting de l’autre. » C’est faisable, mais cela change la structure de la commande.

Une médaille double face demande deux empreintes, donc deux matrices, ou une matrice et un insert. Le minimum de 100 pièces s’applique par modèle : un recto club et un verso meeting restent un seul modèle, alors que cinq épreuves avec cinq versos différents font cinq références. La répartition la plus saine : le recto porte l’identité permanente — blason, silhouette, nom de la ville — et le verso l’identité temporaire — meeting, édition, épreuve, place, performance. Le recto ne change jamais d’une année sur l’autre, seul le verso est réoutillé.

Rubans et catégories

Le ruban est l’endroit le moins coûteux pour différencier les catégories. Nos rubans mesurent 860 à 900 mm de long sur 20 à 30 mm de large ; pour les enfants, nous descendons à 800 mm sur 20 mm, ce qui évite qu’une médaille traîne au sol pendant la remise.

Trois usages fonctionnent bien : une couleur par catégorie d’âge ; une couleur par place, avec un ruban or, argent, bronze ; une couleur par club lors d’un interclub. Cette dernière est notre préférée : un seul modèle, six couleurs de ruban, et une lecture immédiate du classement par équipes.

Tailles et emballage

Pour les plus jeunes, nous restons entre 40 et 50 mm sur 2 à 3 mm : c’est le plancher du procédé, et le bon poids pour une main d’enfant. Minimes et cadets passent à 50–55 mm, juniors et seniors à 55–65 mm.

L’emballage mérite une ligne dans le devis : 300 médailles triées par épreuve n’ont rien à voir avec 300 pièces en vrac. Nous livrons en sachets étiquetés par épreuve et par place, ce qui réduit le temps de préparation du podium le jour J.

Indoor et outdoor : construire le calendrier à rebours

La saison française impose deux fenêtres : l’indoor de janvier à mars, avec des remises concentrées sur décembre et janvier, et l’outdoor d’avril à octobre, avec les finales de club en septembre et octobre. La date de remise est fixe : nous raisonnons donc à rebours, en partant de la remise et non de la commande.

ÉtapeDuréeIndoor (remise 15 janvier)Outdoor (remise 20 septembre)
Maquette et devis24 h5 novembre10 juillet
Validation du design3 à 5 jours10 novembre15 juillet
Échantillon (optionnel)7 à 10 jours20 novembre25 juillet
Lancement production—1er décembre5 août
Production de série7 à 15 jours10 décembre20 août
Contrôle et emballage3 à 5 jours20 décembre1er septembre
Transport5 à 10 jours30 décembre10 septembre

Ce tableau suppose une commande sans surprise. Deux étapes dérapent presque toujours : la validation du design, qui attend un accord de bureau, et la fourniture du logo en fichier vectoriel. Nous recevons encore des logos JPEG illisibles à la taille d’une médaille : le temps de les redessiner n’est pas perdu en production, il est perdu avant.

Un dernier point : 7 à 15 jours de production ne veulent pas dire 7 à 15 jours de bout en bout. Chaque série passe un contrôle qualité en trois étapes — avant production, pendant la coulée et le placage, avant expédition — et il faut y ajouter l’échantillon et le transport. Pour une remise indoor, contactez-nous dès octobre ; notre page sur les délais de fabrication détaille chaque phase.

MOQ 100 : un seul modèle pour dix épreuves

Notre minimum est de 100 pièces par modèle, ce qui peut sembler élevé quand une épreuve ne réclame que 18 pièces.

La solution est de raisonner en gamme, pas en épreuve. Un seul modèle — même blason, même silhouette, même diamètre — peut couvrir toutes les épreuves si l’identification se fait par le ruban et par la gravure. Vous commandez 300 pièces d’un modèle unique, puis vous répartissez 84 pièces par catégorie, avec une gravure différente à chaque fois, et le solde en réserve et en participation. Un modèle, trois placages, six couleurs de ruban : vous obtenez visuellement dix-huit variantes pour un seul outillage. C’est le principal levier d’économie, bien avant la négociation du prix unitaire.

Cette logique fonctionne aussi pour la commande annuelle d’un club. Plutôt que de passer trois commandes dans l’année — indoor, outdoor, remise des licenciés —, un club peut regrouper et obtenir un meilleur coût unitaire, avec un stock tampon qui absorbe les imprévus. Nous détaillons cette organisation dans notre guide de la commande annuelle des clubs sportifs.

Notre atelier sort plus de 30 000 pièces par jour, ce qui peut faire croire que seules les très grosses commandes nous intéressent. C’est l’inverse : une série de 300 pièces bien préparée passe sans difficulté, et c’est souvent là que la maquette fait la différence. Nos audits BSCI, ISO 9001 et Sedex sont disponibles sur demande, ce qui rassure les clubs devant justifier leurs achats.

Questions fréquentes

Combien de médailles faut-il pour un interclub de huit clubs ?

Comptez les épreuves du programme, multipliez par trois places, puis par le nombre de catégories, et ajoutez 30 % sur les relais. Pour un interclub de huit clubs avec trois catégories, la fourchette réelle va de 250 à 400 pièces, participation comprise. Nous posons ce calcul avec vous à partir de votre programme.

Peut-on graver l’épreuve et la performance sur la même face ?

Oui, à condition de réserver une bande plane au verso dès la maquette. L’épreuve peut être gravée dans le moule, la performance après coulée. Il faut simplement respecter une largeur de trait minimale de 0,3 mm et éviter de poser du texte sur un relief ou sur de l’émail.

Quel diamètre choisir pour les minimes et les benjamins ?

Pour les benjamins et l’école d’athlétisme, nous conseillons 40 à 45 mm sur 2 à 3 mm d’épaisseur, avec un ruban de 800 × 20 mm. Pour les minimes et cadets, 45 à 55 mm convient mieux. L’épaisseur minimale de 2 mm est une limite de coulée : en dessous, le métal ne remplit plus la matrice.

Une médaille peut-elle porter le logo du club au recto et celui du meeting au verso ?

Oui, c’est une configuration très courante en interclub. Elle demande deux empreintes, donc deux matrices ou une matrice avec insert. Le minimum de 100 pièces s’applique au modèle, pas à chaque face : un recto club et un verso meeting restent un seul modèle.

Quel délai prévoir pour une commande indoor en janvier ?

Il faut compter 24 heures pour la maquette, 7 à 10 jours pour un échantillon si vous en demandez un, puis 7 à 15 jours de production, plus le transport. En pratique, nous conseillons de lancer la commande en octobre ou début novembre pour une remise en janvier.

L’émail souple résiste-t-il à une médaille portée sous la pluie ?

Oui, à condition que la galvanoplastie ait été correctement réalisée. L’émail est cuit à 60–70 °C pendant 60 à 90 minutes, ou à 100 °C pendant 60 minutes, ce qui le rend stable à l’eau et aux UV. Pour une pièce portée chaque semaine pendant plusieurs saisons, l’émail dur offre une tenue supérieure.

Commander vos médailles d’athlétisme

Vous préparez un meeting indoor, un interclub ou la remise de fin de saison de votre club ? Envoyez-nous votre programme d’épreuves, vos catégories et votre logo : nous calculons le volume avec vous, nous vous proposons une maquette sous 24 heures, et nous calons un calendrier de production sur votre date de remise. Un seul modèle peut couvrir toutes vos épreuves, des benjamins aux masters.

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