Le ski français fonctionne sur un calendrier qui ne pardonne pas. Les premières courses de clubs tombent en décembre, les tests de niveau s’enchaînent pendant les vacances d’hiver, et les circuits de comité régional occupent janvier et février. Quand un président de club ou un directeur d’école de ski commence à chercher des médailles personnalisées, la question n’est presque jamais « quel motif choisir ? ». Elle est « combien, sous quelle forme, et pour quelle date ? ». Nous fabriquons des médailles métalliques à Huizhou depuis 2010, et une part régulière de notre production part vers des clubs alpins, des écoles de ski et des comités qui doivent couvrir une saison entière avec un seul budget.
Cet article rassemble ce que nous voyons passer sur la ligne de fonderie, saison après saison, et la méthode de calcul que nous conseillons aux organisateurs. Il ne parle pas de la beauté d’une médaille, mais de la manière de la commander sans se tromper : une matrice ou plusieurs, combien de pièces par épreuve, ce qu’un flocon de neige accepte en fonderie, comment obtenir l’or, l’argent et le bronze avec un seul moule, et comment remonter le calendrier depuis la première course.
Pourquoi un club de ski commande autrement
Un club de football commande une fois, en fin de saison, pour une seule cérémonie. Un club de ski commande pour une saison morcelée en une dizaine de rendez-vous, avec des publics différents et des logiques de récompense différentes.
Il y a d’abord les courses internes du club : slalom, slalom géant, parfois descente sur un tracé aménagé, avec des catégories d’âge qui vont des plus jeunes aux adultes. Il y a ensuite les tests de niveau, flocons et étoiles, qui ne récompensent pas un classement mais une progression technique : un enfant qui décroche sa première étoile n’a battu personne, et pourtant c’est souvent la médaille qu’il garde le plus longtemps. Il y a enfin les épreuves de circuit, Flèche, Chamois, Fusée, organisées avec l’école de ski ou le comité, où le club ne remet pas forcément les médailles lui-même mais doit fournir un lot cohérent pour la remise des prix.
Ces trois familles de remises n’ont ni le même volume, ni la même temporalité, ni le même symbolisme. Les confondre est la première erreur de commande : on finit avec 300 pièces d’un modèle unique, remises à des publics qui n’auraient pas dû recevoir la même chose, et à court de médailles pour la seule épreuve qui comptait vraiment. Toutes relèvent pourtant de la même famille de produit, les médailles sportives, avec des formats et des finitions différents.
Le deuxième facteur, propre au ski, c’est l’aléa. Une course peut être annulée pour manque de neige, déplacée d’un week-end, ou fusionnée avec une autre épreuve. Une commande calée au plus juste sur un calendrier théorique se retrouve en rupture au premier décalage. C’est pourquoi nous recommandons systématiquement une réserve, et pourquoi la quantité minimale de 100 pièces par modèle n’est pas un obstacle dans ce sport : elle correspond souvent à la réserve elle-même.
Le troisième facteur est saisonnier, et il est structurant. La France compte un réseau d’écoles de ski adossé à un système national, avec environ 220 écoles et 17 000 moniteurs, et un classement en ligne qui rassemble plus de 70 000 skieurs évalués. Autrement dit, le volume de tests et de courses produit chaque hiver est massif, mais il se concentre sur douze à quinze semaines. Pour un club, la bonne fenêtre de commande n’est donc pas janvier, quand tout le monde s’aperçoit qu’il manque des médailles, mais la fin octobre et le début novembre, quand le calendrier est arrêté et que la neige n’a pas encore décidé de son sort. À ce moment-là, la fonderie n’est pas saturée, l’échantillon peut être validé sans précipitation, et la production arrive avant les vacances de Noël. Trois semaines plus tard, la même commande se traite en urgence, avec des arbitrages qui coûtent toujours quelque chose : un modèle standard au lieu du motif dessiné, un ruban uni au lieu du ruban imprimé, ou une remise sans médaille gravée.
Un dernier point, qui explique pourquoi ce guide existe. Quand on cherche une méthode de commande côté français, on tombe presque exclusivement sur des pages de cours, des résultats de tests et des classements. La matière existe côté sport, pas côté approvisionnement. Les clubs se transmettent donc leurs pratiques oralement, d’un bureau à l’autre, avec les erreurs qui se répètent.
Une matrice ou une par course
C’est la première décision, et celle qui pèse le plus sur le budget comme sur la cohérence visuelle de la saison. Rappelons le principe : un moule acier est usiné pour un motif, pas pour une couleur. Une même matrice produit l’or, l’argent et le bronze ; seuls les bains de galvanoplastie changent en fin de ligne. Le coût de l’outillage est donc unique, quelle que soit la déclinaison de couleurs.
Trois stratégies se rencontrent chez les clubs.
La matrice unique de saison. Un seul motif — par exemple un flocon avec le nom du club — sert à toutes les remises. La différenciation se fait par le ruban, par la couleur du placage et par la gravure au dos. C’est la solution la plus économique et la plus lisible : un skieur qui reçoit la médaille du club reconnaît immédiatement l’emblème, qu’il soit premier d’un slalom ou troisième de sa catégorie.
La matrice par famille d’épreuve. Deux ou trois moules cohabitent : un pour les courses alpines, un pour les tests de niveau, un pour le championnat du club. On gagne en précision symbolique, on perd en volume par modèle, donc en amortissement.
La matrice par édition. Chaque année a son dessin, souvent avec la date fondue. C’est le choix le plus coûteux et, franchement, celui que nous déconseillons le plus souvent : une date gravée au laser donne le même effet, sans immobiliser un nouveau moule.
| Stratégie | Nombre de moules | Volume par modèle | Souplesse | Quand la choisir |
|---|---|---|---|---|
| Matrice unique de saison | 1 | élevé | forte, tout est différencié en fin de ligne | club avec 6 à 12 dates, budget maîtrisé |
| Matrice par famille d’épreuve | 2 à 3 | moyen | moyenne | club avec tests de niveau distincts et courses |
| Matrice par édition | 1 par an | faible à moyen | faible | école de ski, comité, événement à forte identité |
Notre recommandation tient en une phrase : une matrice pour le club, un cartouche libre au dos pour la gravure. Ce cartouche, prévu dès le dessin, permet de graver la discipline, le niveau et la date sans jamais retoucher le moule. C’est le meilleur compromis entre identité et variété, et c’est aussi ce qui rend le réassort de saison suivante presque indolore.
Il existe une variante intéressante pour les clubs qui veulent marquer les niveaux : une médaille multi-matériaux, avec une plaquette rapportée ou un insert de couleur. La pièce de base reste la même, l’insert change. C’est élégant, mais cela ajoute un outillage et une étape d’assemblage ; à réserver aux clubs qui ont un vrai volume et une vraie ambition de gamme.
Combien de médailles pour une saison
La méthode que nous conseillons tient en une règle : on ne compte pas les skieurs, on compte les remises. Un même enfant peut monter trois fois sur un podium dans l’hiver ; il recevra trois médailles, ou une seule s’il est déjà reparti avec la même. C’est au club de trancher, mais le calcul doit partir de la remise, pas de l’effectif.
Pour une course, le calcul de base est simple : trois places par catégorie, multipliées par le nombre de catégories réellement classées. Un club qui aligne U10, U12, U14 et adultes sur un slalom interne remet donc douze médailles, plus deux ou trois pièces de réserve pour les ex æquo et les erreurs de saisie. Sur six courses, on est déjà à une fourchette de 78 à 90 pièces.
Pour les tests de niveau, la logique est différente. Tous les enfants ne réussissent pas, et tout le monde ne reçoit pas une médaille : beaucoup d’écoles remettent un insigne, et réservent la médaille aux paliers importants — première étoile, troisième étoile, Flèche obtenue, Chamois d’or. Il faut donc partir du taux de réussite observé les saisons précédentes, pas du nombre d’inscrits. Un club qui présente 120 enfants aux tests et constate un taux de réussite de 70 pour cent sur les paliers récompensés par une médaille ne commande pas 120 pièces, mais de l’ordre de 85, plus réserve.
Pour le championnat du club et les épreuves de circuit, on retrouve la logique de podium, avec une particularité : les plus jeunes. Dans beaucoup de clubs, les U8 ne sont pas classés, et la remise prend la forme d’une médaille de participation. C’est un poste à ne pas oublier, et c’est aussi celui où le format compte : une pièce de 40 à 45 mm avec un motif lisible vaut mieux qu’une grande pièce dont le dessin se perd.
| Type de remise | Base de calcul | Exemple | Total |
|---|---|---|---|
| Course interne, 4 catégories | 3 places × 4 catégories + réserve | 6 courses | 78 à 90 |
| Test de niveau (paliers récompensés) | inscrits × taux de réussite + réserve | 120 inscrits, 70 pour cent | 85 à 95 |
| Championnat du club | 3 places × catégories + participation U8 | 5 catégories, 24 U8 | 39 à 45 |
| Épreuve de circuit (Flèche, Chamois) | lot fourni au comité ou à l’école | 2 épreuves | 60 à 80 |
| Réserve de saison | 10 à 15 pour cent du total | — | 30 à 45 |
Sur ce profil de club, la saison tourne autour de 300 à 350 médailles. Ce n’est pas un gros volume pour une fonderie — notre capacité dépasse 30 000 pièces par jour — mais c’est un volume qui justifie pleinement une matrice dédiée, et qui rend la réserve presque gratuite à l’échelle de la commande.
Deux erreurs de calcul reviennent souvent. La première est de commander la totalité en une seule fois très tôt, en immobilisant la trésorerie du club sur des pièces qui ne seront remises qu’en mars. La seconde est l’inverse : fractionner en quatre commandes de 80 pièces, ce qui déclenche à chaque fois un nouvel outillage ou un arbitrage sur le modèle. La bonne pratique est une commande principale en début de saison, plus un réassort unique en janvier si les tests ont été plus généreux que prévu.
Un motif qui se coule proprement
Le ski inspire des motifs très graphiques, et c’est justement ce qui piège les dessins : un flocon de neige, une arête de montagne, un skieur en position de schuss sont des sujets fins, et la fonderie a des limites physiques qu’aucun logiciel de dessin ne montre.
Ce que la fonderie impose au dessin
Trois minima gouvernent tout le reste. L’épaisseur de paroi ne descend pas sous 2 mm, la hauteur de relief sous 0,4 mm, et la largeur de trait sous 0,3 mm. En dessous, le métal ne remplit plus correctement la cavité du moule : les traits fusionnent, les angles s’arrondissent, et le polissage qui suit efface ce qui restait.
| Élément du motif | Contrainte | Ce qui se passe si on l’ignore |
|---|---|---|
| Branches du flocon | trait de 0,3 mm minimum | les ramures se soudent en une masse |
| Arête de montagne | relief de 0,4 mm minimum | la crête s’aplatit, le relief disparaît au polissage |
| Silhouette de skieur | paroi de 2 mm, membres épaissis | les bâtons et les jambes cassent ou se fondent |
| Anneau de texte | surface plane suffisante, relief 0,4 mm | les lettres se touchent et deviennent illisibles |
| Évidement (forme ajourée) | continuité de matière autour du vide | la pièce se déforme au démoulage |
Le flocon est le cas d’école. Un flocon à six branches avec des ramures secondaires très fines est magnifique sur un écran et catastrophique en fonderie : à 0,2 mm de trait, les ramures se rejoignent et l’on obtient une étoile pleine. La solution n’est pas de renoncer au motif, mais de le redessiner : épaissir les branches maîtresses, simplifier les ramures, jouer sur deux niveaux de relief plutôt que sur la finesse du trait. Un flocon réussi en métal est un flocon légèrement plus trapu que celui d’un flocon de papier.
L’arête de montagne pose un problème inverse. Beaucoup de dessins proposent une ligne de crête très douce, presque plate, avec un dégradé. En fonderie, un relief inférieur à 0,4 mm ne se lit pas : après polissage et galvanoplastie, il ne reste qu’une surface lisse. Il faut soit accentuer le relief, soit passer par une gravure laser après coup, soit accepter une lecture plus graphique avec des facettes nettes.
La silhouette de skieur, enfin, est le motif le plus difficile à réussir en petite taille. Les bâtons, les fixations, les spatules sont des traits de moins de 0,3 mm sur la plupart des dessins. Deux options : grossir la silhouette et la placer dans un médaillon plein, ou la simplifier jusqu’à obtenir une forme presque pictographique, lisible à un mètre de distance. C’est souvent la seconde qui donne le meilleur résultat, parce qu’une médaille se lit d’abord comme une forme.
Notre ligne de fonderie à Huizhou
Nous coulons sous pression un alliage de zinc, le Zamak, dans ses nuances 3, 5 et 7. Le choix n’est pas cosmétique. Le Zamak 3 est notre standard pour les médailles courantes : bon équilibre entre coulabilité et résistance. Le Zamak 5 est plus résistant mécaniquement, ce qui le rend pertinent sur les pièces épaisses ou les formes très ajourées. Le Zamak 7 est le plus fluide des trois, et c’est celui que nous privilégions quand le motif comporte des détails fins ou des parois proches du minimum.
L’alliage est porté à 385 °C, sa température de fusion, puis injecté dans un moule acier maintenu fermé par une presse de 88 tonnes. Ces deux valeurs expliquent la netteté du rendu : à 385 °C, le métal reste assez fluide pour atteindre le fond des cavités les plus fines ; à 88 tonnes, le moule ne s’écarte pas sous la pression d’injection, ce qui évite la bavure sur le joint et garde des arêtes nettes. Notre capacité dépasse 30 000 pièces par jour, ce qui compte en novembre, quand plusieurs clubs commandent pour la même semaine.
Pour aller plus loin sur le procédé, notre page fabrication médaille détaille chaque étape, du dessin au contrôle final.
Galvanoplastie et émail aux couleurs du club
Une médaille de ski se reconnaît à trois choses : sa forme, son motif, et sa couleur. C’est la galvanoplastie qui donne la couleur métallique, et l’émail qui donne les aplats.
La galvanoplastie se déroule en neuf étapes. Les deux premières couches de cuivre sont déterminantes : un cuivrage alcalin d’environ 500 secondes assure l’accroche sur le zamak poli, puis un cuivrage acide de 20 à 60 minutes construit l’épaisseur et lisse la surface. Vient ensuite le séchage à 100 °C pendant 40 minutes, avant les couches de finition et le placage final. C’est cette séquence qui produit un or chaud, un argent franc ou un bronze mat, avec une tenue correcte à l’usage — une médaille de ski est portée contre une combinaison, parfois dans la neige, et elle doit supporter cela.
Comme le placage intervient en fin de ligne, une seule matrice suffit pour les trois podiums. C’est le point à retenir pour le budget : commander un moule et trois placages ne coûte pas trois moules.
Pour la couleur, deux techniques d’émail et trois alternatives.
| Technique | Profondeur de creux | Rendu | Usage typique |
|---|---|---|---|
| Émail mou en creux | 0,3 mm | surface légèrement creuse, couleurs franches | flocons, bandes du club, fonds colorés |
| Imitation émail dur | 0,5 mm | surface plane, aspect plus noble | médailles de championnat, séries haut de gamme |
| Impression UV | sur relief | rendu photographique, dégradés possibles | reproduction d’un logo complexe |
| Tampographie | sur zone plane | aplats nets, une couleur à la fois | texte, petits pictogrammes |
| Sérigraphie | sur zone plane | aplats épais, bonne couvrance | fonds unis, motifs répétés |
| Gravure laser | sur métal nu | ton sur ton, pas de couleur | noms, dates, disciplines |
Le choix se fait souvent sur une contrainte de dessin plutôt que de goût. Un flocon blanc sur fond bleu nuit, avec six branches et un cœur rouge, est un cas typique d’émail mou : le creux de 0,3 mm suffit, les couleurs sont posées à la main, et le contraste reste lisible même en petite taille. Une médaille de championnat du club, avec un écu et un listel, gagne à passer en imitation émail dur : la surface plane et le polissage donnent un objet plus solennel.
Attention aux couleurs du club. Le bleu marine, le rouge et le blanc sont les plus fréquents dans les clubs alpins, et ce sont aussi les plus exigeants : le blanc laisse voir la moindre irrégularité de remplissage, le rouge profond vire facilement au bordeaux si la couche est trop mince, et le marine manque de contraste sur un métal argenté. Nous demandons toujours une référence précise, et nous validons la pose sur l’échantillon plutôt que sur un écran. Notre page matériaux de médaille compare les alliages et les finitions possibles.
Rubans, attaches et porte-médailles
Le ruban est la partie que l’on croit secondaire et qui décide de la façon dont la médaille est portée. Dans un club de ski, il est soumis à trois contraintes : il doit passer par-dessus une combinaison épaisse, il doit résister au froid et à l’humidité, et il doit rester identifiable de loin, dans une file d’attente au pied des pistes.
Le ruban se personnalise indépendamment de la médaille : couleurs du club, logo répété, texte de l’épreuve, nom du sponsor. C’est un levier utile quand on a choisi une matrice unique de saison : le ruban devient le signal de l’épreuve, sans nouveau moule.
| Option | Ce qu’elle apporte | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Ruban tissé aux couleurs du club | rendu mat, logo intégré au tissage | délai plus long, quantité par coloris |
| Ruban imprimé | souplesse, texte et date variables | netteté des petits caractères |
| Attache anneau et bélière | montage classique, solide | vérifier la paroi au niveau de l’anneau |
| Attache par clip | mise en place rapide le jour de la remise | choix de la couleur du clip |
| Cordon | look plus sportif, très jeune public | longueur à valider avec les encadrants |
| Porte-médailles | présente plusieurs pièces, utile en fin de saison | à prévoir dès la commande, pas après |
Deux détails d’organisation valent d’être anticipés. D’abord, le montage : une médaille peut arriver ruban monté, ou ruban séparé pour un assemblage local. La seconde option réduit le volume expédié et permet de choisir le ruban au dernier moment, ce qui est pratique quand la couleur d’une épreuve change en cours de saison. Ensuite, la réutilisation : un ruban monté sur clip se démonte et se remplace, ce qui permet de garder la même pièce d’une année sur l’autre avec un ruban neuf. Pour les clubs qui réutilisent leurs médailles de championnat, c’est une économie réelle.
Le porte-médailles, enfin, est un accessoire à ne pas traiter comme un produit annexe. Dans les clubs qui cumulent les podiums sur une saison, il transforme une collection de pièces en un objet de fierté, et il est souvent offert au meilleur skieur du club en fin d’hiver. Il se commande avec les médailles, pas après, pour des raisons de teinte et de montage.
Gravure de la discipline, du niveau et de la date
C’est la partie la plus sous-estimée d’une commande de ski, et celle qui apporte le plus de valeur perçue pour un coût marginal faible. Une médaille anonyme dit « tu as gagné ». Une médaille gravée dit « tu as gagné le slalom U12 du 18 janvier, au sein du Ski Club ». Ce n’est pas le même objet.
La gravure laser intervient en fin de ligne, après l’émail et le placage. Elle ne nécessite aucune modification du moule : c’est précisément pour cela que nous conseillons de réserver un cartouche au dos du dessin. Sans cartouche, il faut graver sur une zone déjà travaillée, avec un contraste médiocre ; avec un cartouche plat, le résultat est net.
Ce que l’on grave le plus souvent :
- la discipline : slalom, slalom géant, descente, boardercross ;
- le niveau ou la catégorie : U10, U12, U14, adulte, ou le nom du test obtenu ;
- la date de l’épreuve, en clair ;
- le nom du skieur, pour les médailles de championnat ;
- le nom du club, parfois en rappel sur le dos.
La contrainte est mécanique : la surface disponible au dos est limitée par la taille de la pièce, et un texte long sur une petite médaille devient illisible. Il faut donc arbitrer entre le nombre d’informations et leur lisibilité, et parfois renoncer au prénom pour garder la discipline et la date.
Le point de friction réel n’est pas la gravure, c’est la donnée. Graver 300 médailles avec 300 noms différents suppose une liste propre, une ligne par pièce, sans doublon et sans caractère exotique non vérifié. Nous demandons systématiquement un tableau, et nous contrôlons les accents, les longueurs et les homonymes avant lancement. Une liste approximative coûte plus cher qu’un modèle supplémentaire, parce qu’elle se traduit par des pièces à refaire.
Reste la question du moment. Graver après la course est souvent la seule option pour les noms, mais cela suppose de pouvoir remettre les médailles plus tard, ou de les remettre anonymes et de les personnaliser ensuite. Graver avant, avec la discipline et la date, est la solution la plus simple et la plus sûre. Notre page gravure médaille détaille les méthodes et leurs limites.
MOQ, moules et le coût du choix
Notre minimum de fabrication est de 100 pièces par modèle. Ce chiffre n’est pas commercial, il est mécanique : le moule acier est usiné pour un motif unique, et son coût est le même que vous produisiez 100 ou 3 000 pièces.
Le devis se lit donc en deux blocs. D’un côté, un coût d’outillage, payé une fois. De l’autre, un prix unitaire qui baisse quand la quantité augmente, parce que l’outillage s’amortit et parce que le réglage de la presse se rentabilise sur une série plus longue. C’est pour cela qu’il n’existe pas de réponse unique à la question du prix d’une médaille : tout dépend du rapport entre le nombre de modèles et le volume total.
Ce rapport est le vrai arbitrage. Prenons un club qui a besoin de 400 médailles. S’il choisit un seul modèle, il paie un outillage et 400 pièces. S’il choisit quatre modèles de 100 pièces, il paie quatre outillages et 400 pièces, pour le même total de médailles. Le prix unitaire apparent est identique, mais le coût réel est très différent. La règle est donc simple : multiplier les modèles n’a de sens que si chaque modèle a un public clairement distinct, et si le volume par modèle reste confortablement au-dessus du minimum.
Le second levier, c’est le réassort. Une fois le moule usiné, il reste chez nous et il est réutilisable. La saison suivante, si le motif ne change pas, vous ne payez que les pièces et la gravure de la nouvelle date. C’est de très loin l’économie la plus importante sur trois ou quatre saisons, et c’est l’argument que nous donnons aux clubs qui hésitent entre un dessin très daté et un dessin intemporel. Un emblème de club, un flocon, une arête de montagne : ces motifs vieillissent bien. Un dessin construit autour d’une date ou d’une affiche vieillit mal.
Enfin, la réserve. Commander 10 à 15 pour cent de pièces en plus coûte peu à l’échelle d’une commande, et évite la situation la plus coûteuse de toutes : le jour de la remise, quand il manque trois médailles et qu’il n’est plus possible d’en fabriquer. Notre page médaille sur mesure présente les formes et les formats disponibles pour construire ce type de série.
Rétroplanning depuis la première course
C’est ici que se joue la différence entre une saison sereine et une saison de rattrapage. La méthode consiste à partir de la date de la première remise et à remonter, étape par étape, en ajoutant une marge à chaque jonction.
| Étape | Durée | Cumul avant la course |
|---|---|---|
| Validation du besoin et du budget | 3 à 5 jours | J-56 |
| Maquette et rendu | 24 heures | J-51 |
| Échantillon physique | 7 à 10 jours | J-50 |
| Validation de l’échantillon | 2 à 3 jours | J-40 |
| Production | 7 à 15 jours | J-37 |
| Expédition et réception | variable | J-22 |
| Contrôle et montage local | 2 à 3 jours | J-7 |
| Remise | — | J-0 |
Le raisonnement se lit à l’envers. Pour une première course mi-décembre, il faut lancer la commande fin octobre ou tout début novembre. Pour une première course fin janvier, on peut se permettre d’attendre la mi-novembre, mais on tombe alors dans la période où les fonderies traitent les commandes de fin d’année, et où les délais de transport se tendent. La fenêtre confortable est donc celle de la fin octobre et du début novembre : le calendrier du club est arrêté, les effectifs sont connus, et rien ne presse encore.
Ce qui peut se comprimer sans risque : l’échantillon physique, si vous acceptez de valider sur un rendu 3D et des photos de la première pièce ; le montage des rubans, si vous acceptez de les recevoir séparés ; la gravure, si vous la déplacez après la course.
Ce qui ne peut pas se comprimer : l’usinage du moule, les neuf étapes de galvanoplastie, et les cycles de séchage. Une médaille ne se coule pas plus vite parce qu’on la veut plus tôt. C’est pour cela que la seule vraie marge de manœuvre est en amont, sur la date de décision.
Un dernier conseil de calendrier, spécifique au ski : ne conditionnez pas la commande à la tenue effective de la première course. Une épreuve peut être annulée pour manque de neige et reprogrammée trois semaines plus tard ; la médaille, elle, reste nécessaire. Commander pour la saison, et non pour une date précise, est la posture la plus robuste.
Questions fréquentes
Combien de médailles faut-il pour un club qui organise six courses ?
Comptez trois places par catégorie classée, multipliées par le nombre de catégories, puis ajoutez une réserve de 10 à 15 pour cent. Pour six courses à quatre catégories, cela représente environ 80 à 90 pièces. Si le club récompense aussi les U8 par une médaille de participation, ajoutez une vingtaine de pièces par course concernée.
Faut-il un moule différent pour l’or, l’argent et le bronze ?
Non. Le moule est usiné pour un motif, pas pour une couleur. Les trois podiums sortent de la même matrice, et seule la finition de galvanoplastie change en fin de ligne. C’est ce qui rend la série abordable : un outillage, trois placages.
Peut-on graver le nom du skieur et la date après la fonte ?
Oui, la gravure laser intervient après l’émail et le placage, sans toucher au moule. Il faut simplement prévoir un cartouche plat au dos dès le dessin, et fournir une liste propre, une ligne par médaille. Les accents et les noms longs doivent être vérifiés avant lancement.
Quel délai prévoir avant la première course de décembre ?
La maquette arrive en 24 heures, l’échantillon en 7 à 10 jours, la production en 7 à 15 jours. En ajoutant la validation et le transport, une commande lancée fin octobre ou début novembre arrive à temps. Passé la mi-novembre, la marge se réduit surtout sur le transport.
Un flocon de neige fin est-il réalisable en fonderie ?
Oui, à condition de respecter les minima : trait de 0,3 mm, relief de 0,4 mm, paroi de 2 mm. En pratique, un flocon dessiné pour l’écran doit être redessiné avec des branches plus épaisses et des ramures simplifiées. Nous validons ce travail sur la maquette avant tout usinage.
Peut-on commander moins de 100 pièces ou panacher plusieurs modèles ?
Le minimum est de 100 pièces par modèle, ce qui correspond souvent à la réserve d’une saison. Panacher est possible : deux modèles de 100 pièces reviennent à deux outillages, mais restent pertinents si les publics sont réellement distincts, par exemple courses alpines d’un côté et tests de niveau de l’autre.
Commander des médailles de ski chez nous
Vous préparez une saison de courses, de tests et de remises, et vous voulez couvrir l’ensemble avec une seule commande cohérente ? Envoyez-nous votre calendrier, vos catégories et votre logo : nous vous aidons à calculer la quantité juste, nous proposons une forme adaptée aux motifs de montagne, et nous vous transmettons une maquette sous 24 heures.
Notre usine de Huizhou coule sous pression depuis 2010 pour des clubs et des organisateurs dans plus de 50 pays, à partir de 100 pièces par modèle, avec un échantillon en 7 à 10 jours et une production en 7 à 15 jours. Un contrôle qualité en trois étapes s’applique à chaque commande, et notre capacité de plus de 30 000 pièces par jour nous permet d’absorber les pics de novembre. Le plus simple est de nous écrire dès que votre calendrier hivernal est arrêté : c’est le moment où la commande se traite le plus sereinement, et où l’on peut encore discuter du dessin plutôt que du délai.



